mercredi 11 décembre 2013

Récréation statistique et littéraire

Je m'étais amusé, il y a un moment, à commencer à lister sur Babelio, les livres que j'ai lus. Je me suis arrêté à 198, l'opération étant, réflexion faite, assez dénuée d'intérêt...
Finalement, retombant par hasard sur cette base un peu patchwork, j'en extrais 2 petites listes : celles des livres que j'ai lus (et indiqués dans ma base, bien sûr) qui ont totalisé plus de 5000 lecteurs, et celle des livres qui en ont totalisé 10 au maximum.

Les plus de 5000 :

Le petit Prince (13365)
Le Parfum (11870)
L'étranger (11739)
Ensemble, c'est tout (9118)
1984 (8805)
Millenium 1 (8648)
L'écume des jours (8491)
Madame Bovary (8218)
Millenium 2 (6456)
Des souris et des hommes (6434)
Le Cerlce littéraire des amateurs d'épluchures de patates (6023)
Les hauts de Hurlevent (5926)
Orgueil et préjugés (5693)
Le père Goriot (5296)

[Mais si, j'ai lu le Voyage au bout de la nuit (4499), Les Trois mousquetaires (2929, une honte), et même La Ballade de l'impossible (1000 tout rond) ; en revanche, je n'ai pas lu Millenium 3, ce qui explique sans doute son absence de mon TOP 14]

Finalement, l'intérêt de cette liste est d'anticiper ce que seront, dans 150 ans, les classiques du début du XXI° siècle, non ?!

Les 10 ou moins (alors là, je suis pas content du tout !) :

La forteresse de Mesa Selimovic (6) : c'est une honte !
Les Lettres de Pline de Jeune (8) : vous avez tort, c'est un vrai petit chef d'œuvre.
Mon père de terroriste de Lakhdar Belaïd (4) : un témoignage intéressant sur la guerre d'Algérie telle qu'elle se passait dans les mines du Pas de Calais.
Plouk Town de Ian Monk (3) : si vous ne le lisez pas, allez au moins l'écouter quand il fait des lectures publiques, bordel !
Méli-Vélo, abécédaire amoureux du vélo de Paul Fournel (8) : du Paul Fournel
Le carnaval de Denise de Didier Lesaffre (8) : un excellent poulpe à recommander
En pleine tempête de Sebastian Junger (10) : Ah, non ! Ne me dites pas "oui, mais j'ai vu le film !"
Les soliloques du pauvre de Jehan Rictus (7) : Allez, je vous concède que ça date un peu...
Le droit de la soif de Franck Huyler (4) : Heu... oui, ben, bon, tout le monde peut se tromper.
Le Traité des devoirs de Cicéron (2) : Un style inoubliable. Cet homme était une vraie machine à créer des citations. Vaut le détour. Vraiment.

Bonnes lectures !

samedi 7 décembre 2013

Plus de temps à perdre !

"Madame, Madame, c'est l'heure de se lever si vous ne voulez pas risquer de rater l'expo Vallotton au Grand-Palais !"

Je ne plaisante pas, le 20 janvier, il sera trop tard, et je me suis laissé dire que la foule augmente de jour en jour. Et pour une fois, elle n'a pas tort. Cette exposition est un régal de beauté plastique, d'expression, de couleur, d'humour, de méchanceté... On y voit un nombre impressionnant de bois gravés magnifiques, et je ne sais combien de toiles qui sont autant de coups de semonces à notre confort petit bourgeois.

Photo : La Malade, huile sur toile 74 x 100 cm, 1892

samedi 30 novembre 2013

Triste manif...

Une manif passe en bas de chez moi. Ce n'est pas banal, compte-tenu de ma situation géographique.
Une manif pas très nombreuse, quelques dizaines de personnes, "pour l'égalité".
Une manif aux couleurs assez marquées de rouge (drapeaux CGT, JC) et de Palestine, dont un grand drapeau est déplié.
Une banderole, parmi d'autres : "nous sommes tous arabes, noirs, rroms". Et juifs ? Pas juifs ? Peut-être le petit panonceau porté par quelques manifestants me donne la solution : "moi aussi je boycotte Israël". Pas sûr que ça fasse vraiment avancer les choses, camarade.
Quelques rangs plus loin, une grand pancarte : "Le hijab, parce que je le veux bien." Courageuse affirmation d'un sens très personnel de l'égalité... enfin, si la-dite pancarte n'avait pas été portée par un homme, ç'aurait (peut-être) été plus convaincant !
Tout ça nous conduit sûrement vers un monde meilleur...

jeudi 21 novembre 2013

Je me suis découvert un point commun avec Martine Aubry !

Non, sans blague, et toute question d'appartenance politique à part, je ne pensais pas vraiment avoir d'atomes crochus avec Madame Aubry.
Et voilà qu'en feuilletant un document de présentation de la belle expo du Tri postal "Happy birthday galerie Perrotin", je découvre qu'elle flashe sur JR.
Et figurez-vous que moi aussi.
Mais, bon, la comparaison s'arrête-là : Martine Aubry le connaît depuis longtemps, et moi je le découvre à l'occasion de cette expo.
JR, ça donne quelque chose comme ça :

C'est quoi ? Juste un immense portrait de femme collé sur un immense escalier dans une favela de Rio de Janeiro.
Le bougre en colle partout, avec la complicité des habitant(e)s. C'est grandiose ! Allez-y voir, c'est jusqu'au 12 janvier (et il y a deux ou trois autres trucs pas mal sur les 3 niveaux du Tri po...)

mardi 19 novembre 2013

L'image manquante.. à ne pas manquer !

Alerte ! Alerte ! Dimanche 24 novembre dans la nuit (sur le coup de 00 h 25), Arte rediffuse l'Image manquante de Rithy Panh.


Alors, au choix : vous ne vous couchez pas, ou vous branchez votre magnétoscope, ou encore vous attendez le replay du lendemain, à défaut, vous assistez à la séance de rattrapage du 6 décembre à 8 h 55, mais quelle que soit la formule choisie, VOUS NE RATEZ PAS L'IMAGE MANQUANTE;
Et en plus, vous faites passer à votre entourage, non mais !

mercredi 30 octobre 2013

L'art d'être grand-père


-       Allez, je t’emmène au cinéma !
-       Oui, super !  qu’est-ce qu’on va voir ?
-       La Belle et la Bête, un très beau film, tu verras.. ;
-       Heu, oui, mais tu sais, j’ai vu la bande annonce et je trouve que ça fait un petit peu peur…
-       Ah… Eh bien, regardons s’il y a autre chose à voir…
-       Oui, regarde, Turbo !

Eh bien allons-y pour Turbo…

Une heure trente plus tard, je dois bien reconnaître qu’être grand-père impose de savoir faire des sacrifices. Parce que, pour tout vous dire, Turbo, c’est pas un cadeau !

Turbo, c’est un escargot qui n’a qu’un rêve : gagner les 500 Miles d’Indianapolis, la course automobile la plus rapide du monde.
Mais Turbo, c’est surtout un escargot américain. Qui sait très bien que quand on veut on peut (in english : « Yes, we can ! » je crois.)
C’est un charmant escargot américain, né avant la crise des subprimes, si j’en crois la propretéet le confort tranquille du petit pavillon de banlieue bien entretenu dans le jardin duquel il vit.

Bon, mais comment faire un film d’une heure trente avec un escargot qui court vite ? Avec un escargot français, je ne sais pas, mais avec un escargot américain, vous compliquez un peu les choses en lui trouvant un allié haut en couleur et qu’au premier abord, le spectateur lambda pourrait prendre pour un méchant ou un loser. Un pauvre, par exemple. Allez, pire : un immigré pauvre. Attention, pas un comme ceux de par chez nous qui vivent d’aide sociale et d’assistanat ! Un bon gros immigré mexicain-américain qui travaille comme une bête pour gagner sa liberté en vendant des tacos dans une camionnette pourrie (ce qui serait impossible en France : la direction de la concurrence lui ferait fermer boutique aussitôt pour cause de santé publique, l’empêchant ainsi de s’assumer et de prendre sa vie en main) et qui a le rêve américain à cœur : oui, un immigré pauvre qui ne rêve que d’une chose, faire fortune, et pas juste escroquer le RSA. Et : oui, il peut puisqu’il le veut ! (in english : « Just do it ! », je crois.)

Et voilà le travail : un escargot américain et un immigré pauvre américain qui ont compris qu’un rêve n’est jamais trop grand ni un escargot trop lent partent à l’assaut d’Indianapolis. Au passage l’escargot se gavera d’une boisson énergisante indispensable à son efficacité, mais manifestement DreamWorks n’a pas réussi à tomber d’accord avec Red Bull parce qu’ils lui ont trouvé un autre nom, et franchement, c’est un peu dommage !

En fait, il ne manque qu’une chose à ce film, mais ça manque cruellement : Dieu !  Pas une seule référence, pas une allusion qui pourrait nous rassurer sur le fait qu’immigré et escargot croient bien en Dieu (en dollar américain : « In God we trust », je crois.) Du coup, je suis sorti un peu mal à l’aise de la séance. Les valeurs se perdent, même chez DreamWorks.

jeudi 12 septembre 2013

Jean Véronis

Jean Véronis est mort.
Son blog est le premier que j'avais souhaité partager (colonne de droite, en bas) à la création de mon blog.
C'était toujours un plaisir de lire ses notes intelligentes et souvent drôles. C'était une fête de décortiquer avec lui les discours du monde politique.
Son intelligence va nous manquer.

jeudi 16 mai 2013

Remerciements tardifs...

Hier, j'ai revu Lola de Jacques Demy.
Un chef d'œuvre au découpage réglé comme une horloge ("quelle heure est-il ?"), avec des images impeccables de Raoul Coutard et une chorégraphie sans danse (la faute au producteur… qu'il faut peut-être finalement remercier) millimétrée.

Pendant tout le film, j'ai eu une pensée plus qu'émue pour l'animateur du ciné-club de mon adolescence. C'était au milieu des années '60, dans le cadre de la maison paroissiale du Bon Conseil, dans le 7e arrondissement de Paris. Là, devant un public de jeunes gens plutôt bien élevés, conservateurs et à peu près incultes, un fou de cinéma (il me semble que c'était un journaliste de Télérama…) nous montrait juste ce qu'il y avait de mieux  : Lola, dont j'avais tout oublié jusqu'à hier, sauf que c'était un film magnifique, mais aussi, dans le désordre, Douglas Sirk (Écrit sur du vent), Kurosawa (Rashōmon), Misoghushi (Les contes de la lune vague après la pluie), Agnès Varda et son Cléo de 5 à 7, Buñuel (La mort en ce jardin), pour ceux qui me reviennent très spontanément à l'esprit. Il nous donnait à voir du cinéma presque contemporain, exigeant, et je ne crois pas qu'on pouvait rêver meilleure initiation au 7e art.

En revoyant Lola, je repense donc à cet "éducateur-cinéphile". Je ne me rendais pas compte, à 16 ans, de ce qu'il m'apportait et je ne l'ai jamais remercié. C'est aujourd'hui chose faite. Un peu tardivement.

Le site officiel Varda-Demy, c'est ici : cine-tamaris

jeudi 2 mai 2013

Chaource


Outre un très bon fromage, la ville de Chaource possède une église qui vaut le détour. On y trouve en particulier, dans une petite crypte juste éclairée par de petites ouvertures dans les murs, une remarquable mise au tombeau en pierre polychrome du début XVI°