mercredi 9 décembre 2009

Mort d'un jardinier à la Comédie française


Lucien Suel aura les honneurs de la Comédie française le 14 décembre prochain à 18 h.
Alexandre Pavloff y lira Mort d'un jardinier (peut-être pas intégralement ? L'annonce parue dans Le Monde de ce jour ne le dit pas).

Pour ceux qui l'ignoreraient Mort d'un jardinier est le premier roman publié l'an dernier par Lucien Suel qui a récidivé cet automne avec La patience de Mauricette., tous deux édités à La Table ronde.
Je ne vous dirai pas lequel des deux je préfère, mais je conseille vivement aux parisiens qui le peuvent d'aller écouter ce texte qui a manifestement été conçu pour la lecture à haute voix.

4 commentaires:

DL a dit…

J'y serai !

Lucien Suel a dit…

Merci de me mettre à l'honneur du Boulevard du temps qui passe.

DL a dit…

Une salle impressionnante par le poids de l'histoire qu'elle porte. Un dispositif sobre : un pupitre, une poursuite sur l'acteur immobile et une voix. Alexandre Pavlov a choisi de lire la première partie du roman, lorsque le jardinier jardine. Contraste saisissant de ces mots précis, techniques, poétiques, concrets et ce lieu tellement France éternelle. Mais les mots du Jardinier sont aussi les mots de cette France. Est-ce une rencontre entre des humanités qui rarement se côtoient qui fait le prix de ce moment ? La force de ce texte, son rythme, sa musicalité ? La voix de l'acteur qui se pose, trouve son rythme, sa chaleur ? nous voilà jardinier combattant les herbes folles du Pas de Calais,lançant d'un geste net un silex dans le pot de fer.
Quand la lumière revient, que les quelques centaines de personnes présentes se sont ébrouées, Robert Solé met en lien l'auteur et l'acteur, qui se rencontrent pour le première fois. L'acteur justifie son choix de texte, parle des choix de mots et de son plaisir à les dire, Lucien Suel parle de la simplicité et de l'humanité d'une vie d'écrivain-jardiner et de sa volonté de maintenir l'équilibre entre ces pôles qui font une vie, sa vie.

Jean Philippe a dit…

Ça me fait encore plus regretter de ne pas avoir pu y être...