Notre Ludion électrique vient d'apporter une pierre plus qu'intéressante au débat sur l'identité nationale cher à l'ami Besson.
Écoutez plutôt cette pétillante déclaration sûrement spontanée :
[Nouvelle mise à jour : non seulement la vidéo n'est plus en ligne, mais elle est remplacée par des pubs ! Je l'ai donc virée définitivement et sans préavis.]
[Mise à jour : cette croustillante vidéo n'est malheureusement plus en ligne. Notre Président y annonçait la nouvelle allocation destinée aux chômeurs en fin de droits - destinée à tous les chômeurs en fin de droits, bien sûr, pas seulement aux bons Français...]
Eh oui, vous avez bien entendu : à la seconde 10, Ludion électrique nous précise que cette allocation est destinée "à nos compatriotes en fin de droits" !
À nos compatriotes ! Le rêve de Jean-Marie Le Pen : réserver les prestations sociales aux bons Français !
Cette formule est explicite : quand Besson parle d'identité nationale, il faut bien entendre préférence nationale. Clair, net et sans bavure.
Bien sûr, c'est un lapsus, une erreur purement matérielle due, je n'en doute pas, à l'émotion provoquée par la situation que connaissent, justement, nos chers compatriotes.
Mais qui donc, déjà, disait : "Méfiez-vous du premier mouvement, c'est le bon !" (Talleyrand, je crois.)
Et le pire, c'est que j'ai l'impression que personne n'a relevé.
Voilà en tout cas une belle application de la méthode favorite des populistes de tout poil : on commence par dire les choses, on les répète, puis on finit par les faire au moment où le sens réel du discours s'est perdu.
jeudi 15 avril 2010
jeudi 25 mars 2010
Burqa...rabistouille
Notre présidentiel Ludion est toujours aussi pétillant. Son discours d'après branlée électorale est un must absolu me semble-t-il.
N'étant pas chroniqueur politique, je m'abstiendrais de commenter un à un ses nouveaux projets de recentrage du côté de la droite vraiment droite. Et ne me faites pas dire que nous avons un Président excentrique.
Mais, est-ce mon humeur printanière ? je ne résiste pas à l'envie d'alerter la représentation nationale sur la difficulté dans laquelle elle va se trouver au moment de devoir voter, respectueuse qu'elle est de la Voix de son Maître, la déjà célébrissime "Loi contre la Burqa" ou, de façon plus générale "Loi contre le voile intégral".
En effet, il est assez peu vraisemblable que le législateur, dans son immense sagesse, propose un texte du genre : "il est désormais interdit de se vêtir simultanément d'une robe longue à manches longues, de gants, de bottes, d'un joli fichu très couvrant et d'une écharpe protégeant la bouche".
Mais alors, comment interdire ce P... (comme disent les 3 Suisses) de couverture corporelle XXL ?
La réponse est simple et je suis fier de pouvoir éviter, sur ce modeste blog, des heures et des nuits de débat parlementaire stérile en commission comme en assemblée plénière : il suffit d'imposer à tout citoyen, fût-il une citoyenne, de laisser apparent un certain nombre de cm2 de sa personne !
Réfléchissez : c'est la seule solution pour que la Loi sur le voile intégral ne soit pas détournée par des intégristes malveillants !
Bien sûr, la Loi devra prévoir un Décret d'application (toujours prévoir un décret d'application, quand on vote des lois absconses, ça permet bien souvent d'éviter le pire !) : comme je l'ai souligné, on ne peut guère interdire à quelqu'un de se promener avec une grosse écharpe et un méchant foulard... Le décret devra donc dire précisément combien de cm doivent séparer la partie haute de l'écharpe de la partie frontale du foulard. Simple, non ?
Après les délires de Mme Morano sur l'angulation correcte des casquettes, ce nouveau débat promet d'être particulièrement rigolo.
Allez, couvrez-vous bien, le redoux n'est que provisoire.
Photo : trouvé sur une boutique internet. Ou : comment les gesticulations politiques font marcher le commerce.
N'étant pas chroniqueur politique, je m'abstiendrais de commenter un à un ses nouveaux projets de recentrage du côté de la droite vraiment droite. Et ne me faites pas dire que nous avons un Président excentrique.
Mais, est-ce mon humeur printanière ? je ne résiste pas à l'envie d'alerter la représentation nationale sur la difficulté dans laquelle elle va se trouver au moment de devoir voter, respectueuse qu'elle est de la Voix de son Maître, la déjà célébrissime "Loi contre la Burqa" ou, de façon plus générale "Loi contre le voile intégral".
En effet, il est assez peu vraisemblable que le législateur, dans son immense sagesse, propose un texte du genre : "il est désormais interdit de se vêtir simultanément d'une robe longue à manches longues, de gants, de bottes, d'un joli fichu très couvrant et d'une écharpe protégeant la bouche".
Mais alors, comment interdire ce P... (comme disent les 3 Suisses) de couverture corporelle XXL ?

La réponse est simple et je suis fier de pouvoir éviter, sur ce modeste blog, des heures et des nuits de débat parlementaire stérile en commission comme en assemblée plénière : il suffit d'imposer à tout citoyen, fût-il une citoyenne, de laisser apparent un certain nombre de cm2 de sa personne !
Réfléchissez : c'est la seule solution pour que la Loi sur le voile intégral ne soit pas détournée par des intégristes malveillants !
Bien sûr, la Loi devra prévoir un Décret d'application (toujours prévoir un décret d'application, quand on vote des lois absconses, ça permet bien souvent d'éviter le pire !) : comme je l'ai souligné, on ne peut guère interdire à quelqu'un de se promener avec une grosse écharpe et un méchant foulard... Le décret devra donc dire précisément combien de cm doivent séparer la partie haute de l'écharpe de la partie frontale du foulard. Simple, non ?
Après les délires de Mme Morano sur l'angulation correcte des casquettes, ce nouveau débat promet d'être particulièrement rigolo.
Allez, couvrez-vous bien, le redoux n'est que provisoire.
Photo : trouvé sur une boutique internet. Ou : comment les gesticulations politiques font marcher le commerce.
samedi 20 mars 2010
Martin Granger & Laurence Flahault en concert
... sous la pluie, à Wazemmes, dans le cadre des Fenêtres qui parlent.
Pour le son, c'est par ici que ça se passe
Pour le son, c'est par ici que ça se passe
dimanche 14 mars 2010
jeudi 25 février 2010
The Girl effect
J'ai beaucoup aimé cette vidéo dont je dois la découverte à mon estimé camarade Grégoire du blog Ecolo du jour.
mercredi 24 février 2010
Qui a dit ? (4)
Interpellé par un journaliste qui lui demandait pourquoi il ne s'était pas rendu à la convocation d'un juge d'instruction l'inconnu dont il est question a répondu d'un très joli :
Amateur de bretelles et de cigares, c'est un homme d'une rare élégance dont Nicolas Sarkozy a dit : «[Il] est l'expression d'un socialisme qui a le sens de l'Etat et qui a le sens du respect des personnes. [Il] a ses convictions, il a toujours respecté ses contradicteurs et il a eu la tolérance d'avoir des amis, dont je suis, en dehors de sa propre famille politique.»
Allez, bande de fénéants ! Je vous donne la réponse tout de suite : il s'agit de Michel Charasse, grand ex-socialiste devant l'Éternel, que Nicolas Sarkozy a choisi pour siéger au Conseil constitutionnel. Sans doute en raison du grand respect de la Justice dont il a fait preuve dans le passé et de la qualité rédactionnelle que l'on peut attendre de ses décisions. (Source : Libération du 3 septembre 1999)
« Vous les journalistes, allez pisser dehors ! »
Amateur de bretelles et de cigares, c'est un homme d'une rare élégance dont Nicolas Sarkozy a dit : «[Il] est l'expression d'un socialisme qui a le sens de l'Etat et qui a le sens du respect des personnes. [Il] a ses convictions, il a toujours respecté ses contradicteurs et il a eu la tolérance d'avoir des amis, dont je suis, en dehors de sa propre famille politique.»
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Allez, bande de fénéants ! Je vous donne la réponse tout de suite : il s'agit de Michel Charasse, grand ex-socialiste devant l'Éternel, que Nicolas Sarkozy a choisi pour siéger au Conseil constitutionnel. Sans doute en raison du grand respect de la Justice dont il a fait preuve dans le passé et de la qualité rédactionnelle que l'on peut attendre de ses décisions. (Source : Libération du 3 septembre 1999)
lundi 22 février 2010
De l'objectivité en journalisme, ou : l'affaire Ali Soumaré embarrasse la presse !
C'était facile, mais cependant il est assez rare de trouver dans la presse deux approches aussi identiques dans la forme et aussi opposées dans le fond exactement au même moment.
(images provenant, dans l'ordre, des sites du Monde et du Figaro, le 22 février vers 14 h. 30)
(images provenant, dans l'ordre, des sites du Monde et du Figaro, le 22 février vers 14 h. 30)
vendredi 19 février 2010
Le monde nouveau arrive à pas pressés
Quelquefois, ça ne me fait pas rire.
C'était il y a quelques jours, sur les bancs de l'Assemblée nationale, le député Éric Ciotti qui, présentant le Loi Lopsi2 déclarait à son bien-aimé Ministre de l'Intérieur etc. que "la sécurtié est la première de nos libertés". Non, Monsieur le Député, la première des libertés n'est pas la sécurité, c'est la liberté d'aller et de venir.
C'était il y a quelques autres jours, Henri-Claude Cousseau, Directeur de l'École des Beaux-Arts à Paris (un monsieur très honorable au demeurant) qui fait décrocher l'œuvre plutôt rigolotte de l'artiste chinoise Ko Siu Lan (de grands kakémonos noirs portant chacun un mot imprimé en blanc : "travailler", "gagner", "plus", moins") pour manquement au devoir de neutralité. Les mots m'en tombent !
C'était il y a quelques mois l'inénarrable député Éric Raoult qui exigeait de Marie N'Diaye de respecter un devoir de réserve (au prétexte qu'elle venait d'obtenir le Prix Goncourt. Mais comme il faisait référence à une prise de position bien antérieure à cet événement, on est bien obligé de penser que Monsieur le Député estime que tous les écrivains ont un devoir de réserve, qu'ils aient ou non reçu le Prix Goncourt).
On me dira : "mais, il y a bien pire ! Vois ces gardes à vue de gamines de 14 ans !" Sauf que ça, c'est directement de la politique et que ça rentre dans le cadre d'un débat possible. À tel point d'ailleurs qu'on a bien l'impression que la Police, à force de mettre en garde à vue tout le monde et n'importe qui est ent train de scier très courageusement la branche sur laquelle elle assoit ses statistiques et dit-on, ses primes de fin d'année).
Mais que dire quand un responsable politique ou un représentant de l'État fait sans trembler référence à un devoir qui n'existe et ne peut exister que dans son imagination. Quand il fait comme si la sécurité précédait la liberté...
Ces petites phrases orwelliennes sont dramatiquement actuelles. Elles ne relèvent pas du dérapage ou de l'approxiamtion. Elles vont comme un gant au monde dans lequel nous entrons à pas de géants.
Et ça ne me fait pas rire.
Illustration : Jolie image trouvée sur Wikipedia après avoir entré dans la zone de recherche "sécurité et liberté".
C'était il y a quelques jours, sur les bancs de l'Assemblée nationale, le député Éric Ciotti qui, présentant le Loi Lopsi2 déclarait à son bien-aimé Ministre de l'Intérieur etc. que "la sécurtié est la première de nos libertés". Non, Monsieur le Député, la première des libertés n'est pas la sécurité, c'est la liberté d'aller et de venir.C'était il y a quelques autres jours, Henri-Claude Cousseau, Directeur de l'École des Beaux-Arts à Paris (un monsieur très honorable au demeurant) qui fait décrocher l'œuvre plutôt rigolotte de l'artiste chinoise Ko Siu Lan (de grands kakémonos noirs portant chacun un mot imprimé en blanc : "travailler", "gagner", "plus", moins") pour manquement au devoir de neutralité. Les mots m'en tombent !
C'était il y a quelques mois l'inénarrable député Éric Raoult qui exigeait de Marie N'Diaye de respecter un devoir de réserve (au prétexte qu'elle venait d'obtenir le Prix Goncourt. Mais comme il faisait référence à une prise de position bien antérieure à cet événement, on est bien obligé de penser que Monsieur le Député estime que tous les écrivains ont un devoir de réserve, qu'ils aient ou non reçu le Prix Goncourt).
On me dira : "mais, il y a bien pire ! Vois ces gardes à vue de gamines de 14 ans !" Sauf que ça, c'est directement de la politique et que ça rentre dans le cadre d'un débat possible. À tel point d'ailleurs qu'on a bien l'impression que la Police, à force de mettre en garde à vue tout le monde et n'importe qui est ent train de scier très courageusement la branche sur laquelle elle assoit ses statistiques et dit-on, ses primes de fin d'année).
Mais que dire quand un responsable politique ou un représentant de l'État fait sans trembler référence à un devoir qui n'existe et ne peut exister que dans son imagination. Quand il fait comme si la sécurité précédait la liberté...
Ces petites phrases orwelliennes sont dramatiquement actuelles. Elles ne relèvent pas du dérapage ou de l'approxiamtion. Elles vont comme un gant au monde dans lequel nous entrons à pas de géants.
Et ça ne me fait pas rire.
Illustration : Jolie image trouvée sur Wikipedia après avoir entré dans la zone de recherche "sécurité et liberté".
lundi 25 janvier 2010
Rome et le Bernin
De retour d'une semaine à Rome. Qu'en restera-t-il à coup sûr ? 3 grands Bernin de la Villa Borghese (David, Apollon et Daphné, le rapt de Proserpine, et je vous mets sans supplément Énée et Anchise que j'ai tout de même moins aimé) qui valent à eux seuls l'aller-retour.
Pour les reste, bien sûr, je vous renvoie aux guides habituels : une Chapelle Sixtine, une basilique giga-mahousse-costaud, une autre qui est seulement mahousse-costaud, une fontaine de Trévi, une autre des 4 fleuves (du même Bernin), quelques milliers de mètres cubes de vieilles pierres (pour un - modeste - amateur d'histoire romaine, pénétrer dans la Curie est tout de même un grand moment !), une piazza d'Espagna coiffée d'une Église Trinita dei Monti gorgée d'ors et de fresques, quelques méandres de Tibre latin que je ne récuserai pas, malgré mon affection pour le Loir gaulois, etc.
Photos : Apollon et Daphné et détail de l'enlèvement de Proserpine.
Pour les reste, bien sûr, je vous renvoie aux guides habituels : une Chapelle Sixtine, une basilique giga-mahousse-costaud, une autre qui est seulement mahousse-costaud, une fontaine de Trévi, une autre des 4 fleuves (du même Bernin), quelques milliers de mètres cubes de vieilles pierres (pour un - modeste - amateur d'histoire romaine, pénétrer dans la Curie est tout de même un grand moment !), une piazza d'Espagna coiffée d'une Église Trinita dei Monti gorgée d'ors et de fresques, quelques méandres de Tibre latin que je ne récuserai pas, malgré mon affection pour le Loir gaulois, etc.
Photos : Apollon et Daphné et détail de l'enlèvement de Proserpine.
mardi 12 janvier 2010
Éric Rohmer
J’avais gardé de La Collectionneuse, vu à sa sortie en 1967 un souvenir généralement très flou, mais particulièrement très précis pour une scène : Haydée Politoff sortant de l’eau dans un plan très large et remontant lentement vers la plage, dans un long plan séquence se resserrant petit à petit sur sa culotte de maillot de bain délicieusment mouillée jusqu’à lui faire occuper tout l’écran. Elle avait un maillot deux pièces d’un orange assez vif, et, des années durant, j’ai gardé le souvenir de cette scène comme d’une des plus merveilleusement érotiques de l’histoire du cinéma.
J'ai revu, 40 ans après, le film de Rohmer. Cette scène n’y figure pas (et le maillot de bain de Haydée Politoff n’est même pas orange) ; j’ai donc filmé moi-même la scène la plus érotique de l’histoire du cinéma. Je n’en suis pas peu fier.
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