mardi 19 novembre 2013

L'image manquante.. à ne pas manquer !

Alerte ! Alerte ! Dimanche 24 novembre dans la nuit (sur le coup de 00 h 25), Arte rediffuse l'Image manquante de Rithy Panh.


Alors, au choix : vous ne vous couchez pas, ou vous branchez votre magnétoscope, ou encore vous attendez le replay du lendemain, à défaut, vous assistez à la séance de rattrapage du 6 décembre à 8 h 55, mais quelle que soit la formule choisie, VOUS NE RATEZ PAS L'IMAGE MANQUANTE;
Et en plus, vous faites passer à votre entourage, non mais !

mercredi 30 octobre 2013

L'art d'être grand-père


-       Allez, je t’emmène au cinéma !
-       Oui, super !  qu’est-ce qu’on va voir ?
-       La Belle et la Bête, un très beau film, tu verras.. ;
-       Heu, oui, mais tu sais, j’ai vu la bande annonce et je trouve que ça fait un petit peu peur…
-       Ah… Eh bien, regardons s’il y a autre chose à voir…
-       Oui, regarde, Turbo !

Eh bien allons-y pour Turbo…

Une heure trente plus tard, je dois bien reconnaître qu’être grand-père impose de savoir faire des sacrifices. Parce que, pour tout vous dire, Turbo, c’est pas un cadeau !

Turbo, c’est un escargot qui n’a qu’un rêve : gagner les 500 Miles d’Indianapolis, la course automobile la plus rapide du monde.
Mais Turbo, c’est surtout un escargot américain. Qui sait très bien que quand on veut on peut (in english : « Yes, we can ! » je crois.)
C’est un charmant escargot américain, né avant la crise des subprimes, si j’en crois la propretéet le confort tranquille du petit pavillon de banlieue bien entretenu dans le jardin duquel il vit.

Bon, mais comment faire un film d’une heure trente avec un escargot qui court vite ? Avec un escargot français, je ne sais pas, mais avec un escargot américain, vous compliquez un peu les choses en lui trouvant un allié haut en couleur et qu’au premier abord, le spectateur lambda pourrait prendre pour un méchant ou un loser. Un pauvre, par exemple. Allez, pire : un immigré pauvre. Attention, pas un comme ceux de par chez nous qui vivent d’aide sociale et d’assistanat ! Un bon gros immigré mexicain-américain qui travaille comme une bête pour gagner sa liberté en vendant des tacos dans une camionnette pourrie (ce qui serait impossible en France : la direction de la concurrence lui ferait fermer boutique aussitôt pour cause de santé publique, l’empêchant ainsi de s’assumer et de prendre sa vie en main) et qui a le rêve américain à cœur : oui, un immigré pauvre qui ne rêve que d’une chose, faire fortune, et pas juste escroquer le RSA. Et : oui, il peut puisqu’il le veut ! (in english : « Just do it ! », je crois.)

Et voilà le travail : un escargot américain et un immigré pauvre américain qui ont compris qu’un rêve n’est jamais trop grand ni un escargot trop lent partent à l’assaut d’Indianapolis. Au passage l’escargot se gavera d’une boisson énergisante indispensable à son efficacité, mais manifestement DreamWorks n’a pas réussi à tomber d’accord avec Red Bull parce qu’ils lui ont trouvé un autre nom, et franchement, c’est un peu dommage !

En fait, il ne manque qu’une chose à ce film, mais ça manque cruellement : Dieu !  Pas une seule référence, pas une allusion qui pourrait nous rassurer sur le fait qu’immigré et escargot croient bien en Dieu (en dollar américain : « In God we trust », je crois.) Du coup, je suis sorti un peu mal à l’aise de la séance. Les valeurs se perdent, même chez DreamWorks.

jeudi 12 septembre 2013

Jean Véronis

Jean Véronis est mort.
Son blog est le premier que j'avais souhaité partager (colonne de droite, en bas) à la création de mon blog.
C'était toujours un plaisir de lire ses notes intelligentes et souvent drôles. C'était une fête de décortiquer avec lui les discours du monde politique.
Son intelligence va nous manquer.

jeudi 16 mai 2013

Remerciements tardifs...

Hier, j'ai revu Lola de Jacques Demy.
Un chef d'œuvre au découpage réglé comme une horloge ("quelle heure est-il ?"), avec des images impeccables de Raoul Coutard et une chorégraphie sans danse (la faute au producteur… qu'il faut peut-être finalement remercier) millimétrée.

Pendant tout le film, j'ai eu une pensée plus qu'émue pour l'animateur du ciné-club de mon adolescence. C'était au milieu des années '60, dans le cadre de la maison paroissiale du Bon Conseil, dans le 7e arrondissement de Paris. Là, devant un public de jeunes gens plutôt bien élevés, conservateurs et à peu près incultes, un fou de cinéma (il me semble que c'était un journaliste de Télérama…) nous montrait juste ce qu'il y avait de mieux  : Lola, dont j'avais tout oublié jusqu'à hier, sauf que c'était un film magnifique, mais aussi, dans le désordre, Douglas Sirk (Écrit sur du vent), Kurosawa (Rashōmon), Misoghushi (Les contes de la lune vague après la pluie), Agnès Varda et son Cléo de 5 à 7, Buñuel (La mort en ce jardin), pour ceux qui me reviennent très spontanément à l'esprit. Il nous donnait à voir du cinéma presque contemporain, exigeant, et je ne crois pas qu'on pouvait rêver meilleure initiation au 7e art.

En revoyant Lola, je repense donc à cet "éducateur-cinéphile". Je ne me rendais pas compte, à 16 ans, de ce qu'il m'apportait et je ne l'ai jamais remercié. C'est aujourd'hui chose faite. Un peu tardivement.

Le site officiel Varda-Demy, c'est ici : cine-tamaris

jeudi 2 mai 2013

Chaource


Outre un très bon fromage, la ville de Chaource possède une église qui vaut le détour. On y trouve en particulier, dans une petite crypte juste éclairée par de petites ouvertures dans les murs, une remarquable mise au tombeau en pierre polychrome du début XVI°

dimanche 21 avril 2013

Algérie et Maroc : une belle série de photos anciennes

Je viens de mettre en ligne une petite série de photos colorisées du début du XX° siècle sur l'Algérie et le Maroc.
Ça vaut le détour !

Via Flickr :
Diapositive sur verre, format 8,5 x 10 cm. Image colorisée à la main. Ca 1900.

vendredi 19 avril 2013

Traits de génies

Vous avez jusqu'au 22 juillet pour courir au Palais des Beaux-Arts de Lille voir, à l'occasion de l'exposition Traits de Génies, une partie significative de la donation Wicar (1300 dessins : Dürer, Botticelli, Michel-Ange, Raphaël, Poussin et quelques autres) et la façon dont Ernest Pignon-Ernest joue avec. L'artiste, dont il faut voir par ailleurs l'installation Extases à l'Hospice Comtesse, a été invité par le Palais des Beaux-Arts à confronter sa vision et sa pratique du dessin à celle des maîtres anciens.
                 Rarement exposés, les chefs-d'œuvres de la Collection Wicar attirent les dessinateurs                         Photo ©le chaland qui passe


Parfaitement réussi et passionnant !
Pigon-Ernest est un des meilleurs dessinateurs contemporains. Il retravaille ses modèles en très grands formats (des formats que ne connaissaient pas les dessinateurs et peintres des XIV°-XVIII° siècles), nous laisse percevoir la maturation du geste en accrochant les croquis préparatoires grâce auxquels on comprend comment naissent les formes et le mouvement.

Cet hommage aux maîtres est également une magnifique leçon d'élégance.
Merci l'artiste.
Pignon-Ernest présente aussi plusieurs des dessins qu'il a exposés dans les rues de Naples et d'ailleurs... et qu'on ne voit généralement qu'en photo ! 
Et pour conclure, sachez qu'Ernest Pignon-Ernest sera présent les 22 et 29 mai en fin d'après-midi (voir les détails sur le site du Palais des Beaux-Arts.)

NB : les dessins étant particulièrement fragiles et sensibles à la lumière, il est probable qu'ils ne ressortiront pas avant un bon nombre d'années... Ne les ratez pas.

jeudi 11 avril 2013

Extases à Lille

Ne ratez pas l'exceptionnelle exposition "Extases" à l'Hospice Comtesse (jusqu'au 30 juin 2013) !

Essayez d'y passer à un moment de fréquentation modeste... la chapelle dans laquelle sont exposés les dessins d'Ernest Pigon-Ernest n'est accessible que par 20 personnes à la fois ! J'ai eu le privilège de passer une vingtaine de minutes seul devant ces 7 grands dessins, avec une guide peu avare d'explications et complètement conquise par le travail d'Ernest Pignon-Ernest (et par la personnalité de l'artiste qu'elle a eu la chance de rencontrer.)
Pas besoin d'être mystique pour apprécier (d'ailleurs, l'artiste ne l'est pas particulièrement à ma connaissance.)
On ne peut pas parler de cette expo sans citer Bernice Coppieters, la danseuse qui mis son expérience du corps au service du dessinateur.

Vous pourrez compléter par l'expo "Traits de génie" au Palais des Beaux-Arts. Je n'ai pas encore vu, mais bon, avec les variantes  des dessins d'E. P-E., Dürer, Botticcelli, Vinci et je ne sais plus qui d'autre au programme, il y a peu de chances de se tromper...

Le site de Pignon-Ernest, c'est ici.