Le jour du 14 juillet, plutôt que de rester dans mon lit douillet, j'ai fait un saut à Paris, non point pour assister au défilé qui enchante tant M. Fillon, mais pour affaires privées qui ne regardent que moi.
Entrant dans la capitale par la porte de Sèvres, on passe immanquablement devant une annexe du Ministère des Armées. Devant la grille d'entrée point de planton (économies obligent), mais un grand panneau qui intime l'ordre suivant :
"Conducteurs,
descendez vos passagers
avant de badger"
J'en suis resté rêveur...
lundi 18 juillet 2011
mercredi 13 juillet 2011
Oregon, 1845
Si vous ne l'avez pas encore vu, courrez vite dans la salle obscure la plus proche pour voir "La dernière piste" ("Meek's cutoff") de Kelly Reichardt.
De quoi il s'agit ? Heu... d'un petit groupe de pionniers avançant dans l'ouest américain en 1845. Avançant mais pas tant que ça, disons. Guidés par un guide qui ne guide rien et leur fait emprnter un raccourci qui n'en est sans doute pas un. Sauvés par un indien dont ils ne comprennent ni le langage, ni les signes (ou pas sauvés, allez savoir...) Et avec l'aide de Dieu, c'est sûr. Ou disons en tout cas que Dieu fait ce qu'il peut dans cette histoire !
Je ne connaissais pas Kelly Reichardt, mais j'ai cru comprendre qu'elle adore prendre les histoires en cours et les abandonner avant la fin (Wendy et Lucy) ! Nous les abandonner.
Bon, mais je ne suis pas du tout critique de cinéma, donc disons simplement qu'il s'agit d'un film qui ne raconte pas d'histoire. Enfin, pas tout à fait.
Et puis c'est très beau, esthétiquement parfait, avec en prime une bande son qui mérite tous les César ou Oscar ou je ne sais quoi d'autre qu'on voudra bien donner à cette diablesse de Kelly Reichardt.
De toute beauté vous dis-je. Allez-y vite !
NB : désolé pour la pub en démarrage de bande annonce !
De quoi il s'agit ? Heu... d'un petit groupe de pionniers avançant dans l'ouest américain en 1845. Avançant mais pas tant que ça, disons. Guidés par un guide qui ne guide rien et leur fait emprnter un raccourci qui n'en est sans doute pas un. Sauvés par un indien dont ils ne comprennent ni le langage, ni les signes (ou pas sauvés, allez savoir...) Et avec l'aide de Dieu, c'est sûr. Ou disons en tout cas que Dieu fait ce qu'il peut dans cette histoire !
Je ne connaissais pas Kelly Reichardt, mais j'ai cru comprendre qu'elle adore prendre les histoires en cours et les abandonner avant la fin (Wendy et Lucy) ! Nous les abandonner.
Bon, mais je ne suis pas du tout critique de cinéma, donc disons simplement qu'il s'agit d'un film qui ne raconte pas d'histoire. Enfin, pas tout à fait.
Et puis c'est très beau, esthétiquement parfait, avec en prime une bande son qui mérite tous les César ou Oscar ou je ne sais quoi d'autre qu'on voudra bien donner à cette diablesse de Kelly Reichardt.
De toute beauté vous dis-je. Allez-y vite !
NB : désolé pour la pub en démarrage de bande annonce !
jeudi 23 juin 2011
Les Transphotographiques de Lille

Alors qu'approche l'heure d'une retraite à peu près méritée, la question se pose de façon lancinante : quitter le Nord ou y rester ?
Un jour nous répondons "rester", le lendemain "quitter"...
Ma visite aux Transphotographiques risque fort de faire pencher la balance du côté de "quitter".
En sortant
du Tri postal [ci-contre : la cage d'escalier], l'autre jour, je cherchais en vain une bonne raison de rester dans cette région ("Terre d'accueil et de travail" comme le proclamait fièrement, il y a quelques années, un panneau autoroutier du côté de Dourges ; depuis, notre score en matière de chômage a contraint les autorités compétentes à le supprimer).Deux étages de photos uniformément plombées (à croire qu'il n'y a JAMAIS de soleil par ici), pas un ciel pour rattraper l'autre, pas un sourire pour compenser la pesanteur atmosphérique... Rien que des champs de ruines, des maisons déglinguées, des briques noires et déjointoyées, des villes tristes, des visages abîmés... Même la tentative humoristique d'un gigantesque canard en plastique jaune tombe à l'eau ! Une vraie carricature de "Bienvenue ches les Ch'tis", en encore moins drôle !
(Allez, u
n mention tout de même aux grands formats de Florence Chevallier [ci-contre] qui, seuls, laissent entrevoir un peu de poésie...)Mais à vrai dire, cet accrochage montre surtout la pauvreté du regard des photographes de cette génération. Qu'ils s'amusent à photographier de vieux postes de douane ou les rives de l'Escault, ils n'ont manifestement pas compris que n'est pas Raymond Depardon qui veut. L'appareil photo ne fait pas le photographe !
La preuve ? Vous la trouverez en filant jusqu'à l'Hospice Comtesse pour y découvrir une trentaine d'images de Jean-Philippe Charbonnier [ci-contre] prises aux alentours de 1954-55.Superbes tirages en noir et blanc, superbe regard plein d'humanité du photographe qui parvient à mettre de la lumière jusque dans la photo d'un sac noir séchant sur un fil à linge dans une courrée roubaisienne, qui nous invite sans voyeurisme chez des gens bien ordinaires, des petites gens, des mineurs...
La vie, c'est sûr, n'était pas plus belle dans les années 50 qu'aujourd'ui. Mais alors comment se fait-il que les photos de Charbonnier ne provoquent pas le même rejet que les reportages de la jeune génération ?Disons qu'il y d'un côté un photographe, de l'autre des photos qui ont parfois un léger intérêt documentaire...
mardi 7 juin 2011
Mandryka reviens ! Ils sont devenus fous !
Alors qu'on croyait le concombre enfin démasqué, voilà t-y pas qu'on subodore quelques germes de E. Coli dans le soja ! Quoique peut-être pas.
En tout cas, le concombre, le vrai, n'en finit pas de râler. À juste titre, me semble-t-il !
En tout cas, le concombre, le vrai, n'en finit pas de râler. À juste titre, me semble-t-il !
vendredi 27 mai 2011
Spécial copinage

Eh bien, où êtiez-vous jeudi soir ? Je ne vous ai pas vu dans le grand Hall de l'Opéra de Lille pour les concert des Violons barbares.
Vous avez eu tort ! Vraiment tort.
Ne vous reste plus qu'à aller sur leur site voir leurs prochaines dates
Allez, et ne les ratez pas, cette fois !
vendredi 20 mai 2011
Monet vs Cézanne
J'avais un peu de temps devant moi mercredi à Paris, il faisait beau, j'ai longé la Seine et me suis retrouvé devant l'Orangerie des Tuileries.
Il se trouve que je n'avais jamais vu les nymphéas (si, si, je vous assure). L'occasion était belle, la peinture aussi.

Mais, pour dire vrai, plutôt que de m'encombrer de tant de M2 de géniale peinture, je serais très volontiers parti avec le tout petit déjeuner sur l'herbe de Cézanne exposé au sous-sol dans le cadre de la Collection Paul Guillaume.
Dire que ça tient à peu près dans la poche !...
Il se trouve que je n'avais jamais vu les nymphéas (si, si, je vous assure). L'occasion était belle, la peinture aussi.
Mais, pour dire vrai, plutôt que de m'encombrer de tant de M2 de géniale peinture, je serais très volontiers parti avec le tout petit déjeuner sur l'herbe de Cézanne exposé au sous-sol dans le cadre de la Collection Paul Guillaume.
Dire que ça tient à peu près dans la poche !...
dimanche 15 mai 2011
DSK
C'est le moment de lire (si ce n'est déjà fait) ou de relire Le Démon de Hubert Selby Jr. C'est incroyable comme la littérature se coltine parfois la réalité par anticipation.

Incontestablement les aventures qu'on prête aujourd'hui à DSK font penser à celles du personnage de Selby, tout comme il y a quelques années Bertrand Cantat et Marie Trintignant nous ont fait un étonnant remake de Carmen...

Incontestablement les aventures qu'on prête aujourd'hui à DSK font penser à celles du personnage de Selby, tout comme il y a quelques années Bertrand Cantat et Marie Trintignant nous ont fait un étonnant remake de Carmen...
vendredi 6 mai 2011
Réflexion faite... post mortem, omne animal triste...
"Si la photo est bonne..."
Étonnante « une » du Monde.fr sur laquelle se téléscopent la confirmation de la mort de Ben Laden par Al Quaïda et la photo du susdit avec un sourire jusqu'aux oreilles !Qu'est-ce que ça veut dire ? « Même mort, Ben Laden rigole encore », « La photo post-mortem n'étant vraiment pas présentable, en voici une qui vous fera rêver », « Je vais bien ne t'en fais pas » ?
Personnellement, je me perds en conjectures, mais j'ai du mal à croire que ce choix iconographique est innocent : il existe un nombre incalculable de photos de Ben Laden sur lesquelles celui-ci a l'air fourbe, cynique, colérique, rabat-joie, paranoïaque, ou tout simplement sans intérêt, comme une photo d'identité atone.
Les iconographes du Monde.fr ont-ils une réponse, ou devons-nous nous contenter de regretter le temps où Le Monde, simple quotidien papier ne publiait prudemment aucune photo ?
NB : Le titre de ce billet, faut-il le rappeler, est emprunté à une excellente chanson de Barbara.
mardi 3 mai 2011
La deuxième mort de Geronimo

Ainsi Barack Obama a attribué le nom de code "Geronimo" à Ben Laden au moment de l'opération qui a conduit à la mort de l'ennemi public N°1 (ou au minimum il a cautionné ce choix qui en dit long sur la façon dont les Américains digèrent l'histoire de leur continent.)
Je sais, Geronimo n'était pas un ange, et puis on est toujours l'Indien de quelqu'un ; mais le pauvre vieux chef ne méritait sans doute pas ça...
Pourquoi ne l'a-t-il pas plutôt surnommé "Eldridge Cleaver" ? Ça aurait beaucoup plû, c'est sûr !
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