mardi 8 septembre 2009

Mode vestimentaire

Franchement, en cette période de grippe A...

... Est-ce bien le moment d'interdire la burqa ?

mardi 18 août 2009

En pensant à Cléo

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l'ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noir comme de l'encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte !
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?
Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau!

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

jeudi 25 juin 2009

Qui a dit (3)

Celle-ci, elle est connue.
Qui a dit (ou plus exactement écrit dans un mail) :

"Il n'y a pas de business à faire avec internet. Je suis catégorique. "

Allez, il a une excuse : c'était, je crois, en 1998.

De qui se moquent les Transphotographiques ?

J'ai lu quelque part que les Transphotographiques devraient être à Lille ce que les Rencontres internationales sont à Arles... Y'en a qui ont du souci à se faire !
Regardez par exemple le massacre de l'expo Patrick Demarchelier au Palais Rameau. Comment ça, vous ne saviez pas ? C'est normal, il n'est pas affiché dans le programme !

Bon, mais mettons que vous soyez passé par hasard et que vous soyez entré. Je passe sur l'indigence de plus de la moitié de ce qui est exposé (non, il ne suffit pas de faire du noir et blanc sur des sujets angoissants et socialement très problématiques pour faire de bonnes photos. Et je suis sûr qu'à l'heure qu'il est, l'enfer est tapissé de Tri-X Kodak 35 mm.)


Vous voilà donc devant la vingtaine de photos de Demarchelier. Et qu'est-ce que vous voyez ? Vous ! Oui, dans la vitre. Vous, plus les photos qui sont dans votre dos, plus les fenêtres du mur du fond, plus une jolie couleur rouge veant de je ne sais où, plus...
Alors, si on ne sait pas exposer les photos, à Lille... Il faut aller voir à Arles, ils font ça très bien !

vendredi 12 juin 2009

Qui a dit ??? (2)

"C'est le rôle de la jeunesse que de rêver, et ce n'est pas forcément le rôle des adultes que de détruire les rêves de la jeunesse."

Allez, je vous aide : il s'agit d'un homme politique français, encore en exercice. Un coup de pouce supplémentaire : il a dit ça dans le cadre d'une émission sur Mai 68. Facile, non ?

Le monde d'après

- "Le monde d'après", qu'est-ce que c'est ?
- Un petit bouquin écrit par deux zigottos très intéressants : Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein.
- Pigasse, celui-là même qui serait entrain de racheter les Inrocks ?
- Comme tu dis, et son compère est Directeur général de la fondation Jean Jaurès.
- Ah, d'accord, un gauchiste et un rocker. Et ça parle de quoi ton bouquin ?
- Euh, attends, Pigasse, ce n'est pas qu'un rocker, c'est aussi accessoirement le vice-président de la banque Lazard ; quant à la fondation Jean Jaurès, disons plutôt que c'est un think tank social-démocrate.
- Ah, ça existe, ça ?
- Allez, assez ri, venons-en au bouquin. Il parle de la crise et de ce qu'on peut en attendre. Et pour tous ceux qui s'intéressent au sujet mais ne sont pas totalement sûrs d'avoir vraiment tout compris, c'est vraiment passionnant. Clair, très lisible et tout sauf manichéen.
- C'est ça, et j'imagine que les banquiers n'y ont pas un si mauvais rôle que ça ; Pigasse ne doit pas cracher dans la soupe, tout de même.
- Détrompe-toi : le rôle des banquiers y est parfaitement bien expliqué. Mieux : les auteurs montrent que la question de la rémunération des dirigeants des grandes banques américaines ne pose pas une question de morale, mais bien une question technique : c'est l'avidité sans fin de ces aventuriers de la finance qui a conduit (avec en gros la bénédiction d'A. Greenspan - vous vous souvenez, celui qui disait aux journalistes : "si vous avez compris ce que j'ai dit c'est que je me suis mal exprimé"), qui donc a conduit le monde au bord du gouffre.
- Et comment ?
- En ajustant leur rémunération, leus stocks-options, leurs parachutes dorés et autres mignardises, sur du résultat à très court terme.
- Et alors, court terme, long terme, finalement, ils piquent dans la caisse, ce n'est qu'une question de moment, ça ne change rien.
- Et si, parce qu'ils piquent dans la caisse au moment où ils ont vendu plein de crédits immobiliers à des gens qui seront très vite incapables de les rembourser ; puis, sentant le vent tourner, ils revendent ces crédits et se repayent sur la cash ainsi dégagé, etc., etc. Donc, techniquement, c'est bien la boulimie des banquiers américains qui a provoqué la crise.
Pour être tout à fait honnête, ils ont été bien aidés par les nouvelles normes comptables internationales (IFRS pour les intimes)
- Heureusement que B. Obama est arrivé avec son sourire charmeur pour les remettre au pas !
- Ça, c'était vrai juqu'à hier.
- Ah ?
- Oui, les banquiers n'ont rien de plus pressé que de rembourser ce qu'ils doivent au Trésor américain pour pouvoir décider de nouveau comment et combien ils vont s'en fourrer plein les poches !
- Ce qui veut dire ?
- Qu'on n'est pas sortis de l'auberge, à mon avis. Cela dit, nos deux auteurs ont quelques idées assez pertinentes pour remettre les pendules à l'heure. et de toute façon , comme dit Yann Arthus Bertrand, "il est trop tard pour être pessimiste".
- Bon, et ça se trouve où ce bouquin ?
- Chez PLON, Collection Tribune Libre (19,90€ seulement).

vendredi 22 mai 2009

Garez-vous !

- Tu as vu ? L'examen du Code de la route va être réformé !
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- Il est beaucoup trop compliqué ! On n'y comprend rien !
- Ah ?
- Oui, regarde cette image, par exemple...


... Eh bien elle va être supprimée. Beaucoup trop compliqué de trouver la bonne réponse...
- Oui, bien sûr. Surtout que l'image ne précise pas si le conducteur est pressé, s'il va être en retard au boulot, ou je ne sais quoi d'autre qui peut influer sur sa conduite...
- C'est vrai. Du coup, il faut dire ce qui est, ça rend la réponse vraiment bien difficile à trouver...
- Remarque, au lieu de la supprimer, on pourrait peut-être la simplifier.
- Tiens, c'est une idée, ça. Tu proposerais quoi, toi ?
- D'abord, je ne mettrais que 2 possibilités, parce qu'avec 3, c'est vraiment la prise de tête.
On pourrait dire :
  • A- Je fais attention, je ralentis, je serre à droite, parce que sinon, les assureurs vont me faire des emmerdes.
  • B- Euh ! Je ne la connais pas cette meuf, et la route, c'est pas fait pour les piétons. Allez, dégage, bordel !
- Pas mal, pas mal. Et on pourrait peut-être prévenir les distraits que toutes les bonnes réponses sont en "A". Pour qu'ils ne disent pas après qu'il y avait un piège.
- Bon, allez, assez papoté. Tu viens faire une balade à pied ?
- Euh... Finalement, non. Je crois que je vais rester chez moi.

lundi 27 avril 2009

Joli mois de mai



En promo en cette fin avril, quelques jolis lots de pavés chez Leroy-Merlin.
Bon, d'accord, c'est pas du parisien, c'est du lourd... Cela laisse-t-il présager un mois de mai particulièrement viril ?
Leroy-Merlin, et vos envies prennent vie, comme dit le joli slogan !

Martin Liebscher à Europe XXL


Pour tout vous dire, je trouve les expos organisées dans le cadre d'Europe XXL assez décevantes.
Bon, comme je ne suis pas critique d'aaart, je vous passe mes mauvaises humeurs et mes agacements, mes états d'âme au sujet de l'usage de la vidéo et des vidéos projecteurs, etc., etc.
Mais, si d'aventure vous passez par Lille, ne ratez pas les petits (en fait, assez grands) chefs-d'œuvre photographique de Martin Liebscher.


Il y a là une vraie trouvaille, une vraie émotion, et on ne se lasse pas de ces constructions improbables, impossibles et étouffantes...
L'expo est prolongée jusqu'au 24 mai, vous n'avez donc aucune raison pour la rater. En plus, ça vous donnera l'occasion de visiter la Gare Saint-Sauveur qui me semble être une des vraies bonnes idées de cette nouvelle mouture de Lille 3000. Vous en profiterez aussi pour aller jeter un coup d'œil à l'Hôtel Europe et à sa chambre "spécial Derrick" (oui, oui, l'inspecteur !)